AVIS MEDIA

«La diversité linguistique du Canada est une richesse nationale encore inexploitéeet sous-utilisée », déclare le président du Conseil ethnoculturel du Canada.

Ottawa, le 10 décembre 2002 — « Je ne suis pas surpris de la croissance de l'usage des langues non officielles au Canada »,  a déclaré M. Art Hagopian, le président du Conseil ethnoculturel du Canada (CEC), en faisant référence à la publication de l'édition de 2001 du Recensement démographique : mobilité linguistique et migration.

Le Recensement révèle que le Canada est en train de devenir une société de plus en plus multilingue. Lorsqu'ils ont répondu à la question du Recensement sur la langue maternelle, les Canadiens ont mentionné plus d'une centaine de langues différentes. Le chinois est la troisième langue la plus utilisée: quelque 2,9 % de l'ensemble des répondants ont en effet indiqué qu'il s'agissait là de leur langue maternelle. Le chinois est suivi de l'italien, de l'allemand, du punjabi et de l'espagnol. Une personne sur six a indiqué que sa langue maternelle était une autre langue que l'anglais et le français, ce qui représente une augmentation de l'ordre de 12,5 % comparé à 1996 ou trois fois le taux de croissance de 4 % pour l'ensemble de la population_fre. Les groupes linguistiques de l'Asie ou du Moyen Orient qui ont enregistré les gains numériques les plus importants en plus du chinois et du punjabi sont l'arabe, l'urdu, ainsi que

le tagalog et le tamil.

«La réalité est que, dans les grandes villes de partout au Canada, on peut entendre une très grande diversité de langues qui sont parlées tous les jours. Nous assistons à une renaissance, et pas seulement ici au Canada, mais partout dans le monde, d'un mouvement visant à préserver et à revivifier la diversité linguistique. Le multilinguisme constitue une richesse incroyable largement ignorée jusqu'à maintenant

et qui demeure sous-utilisée et inexploitée par l'entreprise et nos gouvernements », de noter Mme Anna Chiappa, la directrice exécutive du CEC.

«Au Canada, la réflexion sur la diversité linguistique est trop souvent concentrée sur les deux langues officielles, mais, dans le monde d'aujourd'hui, si nous voulons maintenir notre position concurrentielle

et véritablement exceller au plan de l'innovation, nous devrons apprendre à tirer un meilleur parti de ce réservoir de talents, de cette extraordinaire richesse nationale. J'invite donc le gouvernement du Canada

à élaborer une vision nationale des langues non officielles qui viendrait s'insérer dans la Stratégie de l'innovation dévoilée récemment par le premier ministre. Dans une économie et une société où les connaissances revêtent une si grande importance, notre multilinguisme constitue un atout supplémentaire - quelque chose dont nous devrions être fiers», de conclure M. Art Hagopian.

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Pour plus de renseignements, vous êtes invité à communiquer avec le CEC par téléphone, au

(613) 230-3867, ou par télécopieur, au (613) 230-8051, ou encore par courriel, à cec@web.ca.

Le Conseil ethnoculturel du Canada est une coalition de quelque 30 organismes ethnoculturels nationaux qui, à leur tour, représentent plus de 2 000 sections locales partout à travers le Canada et dont la mission est d'oeuvrer à l'élimination du racisme ainsi qu'à la promotion d'une meilleure compréhension de la réalité multiculturelle du Canada.